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sance cle la vérité, qu’un prince sage doit rechercherpar dessus tout. Ses entreprises sur les droits de laville de Neuchâtel , hien que blâmables en elles-mêmes,amenèrent un grand bien par les traités d’alliance etde combourgeoisie perpétuelle que Berne contracta,l’un avec le comte, l’autre avec la ville de Neuchâtel ,en telle sorte qu’en cherchant à molester ses sujets,Conrard, sans s’en douter, provoqua des alliances, les-quelles par singulière fortune n’ont fait qu’accroîtreles privilèges des sujets, et favoriser d’âge en âge lamerveilleuse prospérité de ce fortuné petit état.
Le comte Conrard eut deux femmes : i° Marie deVergy, mère du comte Jean de Fribourg , successeurde Conrard : 2 0 Epside de Beauce, de laquelle il eutun fils nommé Diebold, lequel après la mort de Con-rard, n’ayant rien à voir ni à faire à Neuchâtel , seretira dans les grandes et belles terres de sa mère en laBeauce et la Bourgogne , sans que j’aie pu trouvertrace aucune de sa destinée.
Conrard fut enseveli dans le mausolée des comtesde Neuchâtel , en l’église de Notre-Dame . En tous lesactes et diplômes, il s’intitulait : comte de Fribourget de Neuchâtel , landgrave de Bris gau, seigneur duBal-de-Morteau, et de neuf autres seigneuries, si-tuées tant dans les deux Bourgognes qu’en la Beauce.