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Tome second.
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courut aux armes ; plusieurs conseillers de la ville se mirentà la tête de cette troupe qui sachemina du côté de Boudry .La douairière voyant lorage savancer, se sauva en Bour-gogne . Jacques de Yergy, avec les siens, fit une défensevigoureuse 5 le sang coula des deux parts. Mais les Bour-guignons ne purent résister à limpétuosité de lattaque ; laville fut prise par escalade, et la garnison sétant retranchéeau château, il fut encore forcé. Le vainqueur, loin de selivrer à une vengeance quil pouvait croire légitime et tropordinaire dans ces occasions, accorda la vie à Jacques deVergy et à ce quil lui restait de ses gens, sous la seule con-dition de se retirer avec eux en Bourgogne . Le château etla ville de Boudry furent réunis au domaine.

Cet acte de générosité ne désarma point la fureur deJacques de Vergy et de Marguerite : expulsés de ce payspar la capitulation, ils tournèrent leur rage contre les pro-priétés quIsabelle avait en Bourgogne . Vevrel, Guez,Flanchebouche, Vancerfontaine furent saccagés, pillés etincendiés. Enfin, en 1878, Philippe duc de Bourgognesintéressa comme médiateur. Les parties parurent devantlui à Châlons-sur-Saône . Jacques de Vergy plaidant poursa femme, présenta seize griefs contre Isabelle, et élevaitses prétentions à près de 63,000 florins. Isabelle qui étaitalors à Vuillafans, remit le soin de sa défense à Jean dAr-berg, seigneur de Valangîn , et au chevalier Vauthier deColombier. Ils présentèrent quinze articles de plaintescontre la douairière et son mari, et portèrent à peu près sesjépétitions à 96,000 florins. La sentence fut rendue le i3juillet. La conquête et la confiscation de Boudry par Isa-belle furent maintenues, déclarées légales et purgées detout usufruit. Sur quelques autres articles, le duc renvoyaà un plus ample informé, et diverses plaintes réciproquesen dommages furent compensées. Dès lors on ne parla plus