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Tome second.
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nord par la grande route, au midi par lAreuse, dont leseaux se brisent à chaque instant sur les rochers détachésqui encombrent son lit. Cest au sommet de ce cône que latradition place lancien château de Rochefort. Ainsi posté àlentrée dune gorge importante, commandant la route quiconduisait en Séquanie, sa situation était triste et sauvage.Mais si ce séjour navait rien dattrayant, le domaine quien dépendait était fort étendu.

Par son testament de 13^3, le comte Louis avait donnéau bâtard Vauthier la seigneurie de Rochefort ainsi quecelle des Verrières. Conrard de Fribourg, successeur de lacomtesse Isabelle, lavait mis en possession de ces deux do-maines ; mais il séleva bientôt entreux de graves diffi-cultés, à la suite desquelles ils eurent recours (au mois deseptembre iôgq) à la princesse dOrange qui prononça larestitution des deux seigneuries au bâtard, en dispensantle comte de lui en rendre les revenus. Au bout dun mois,Vauthier supplia le prince dOrange, en qualité de seigneurdu fief, de confirmer cette renonciation, sans doute pourprévenir de nouvelles difficultés. Le suzerain du comtedonna lacte solennel que le bâtard réclamait.

En i4oi, Conrard découvre tout à coup que Marguerite,bâtarde du comte Louis, avait en secret renouvelé ses pré-tentions sur un certain fief situé à la Côte, dont lacte ori-ginal de concession avait jadis été lacéré et brûlé par lacomtesse Isabelle. Il sut que cet acte reparaissait, et queMarguerite en avait fait donation à son frère Vauthier.Dabord il faitconvoquer les grandsjours. Nicolas de Grand-son , bourgeois de la ville, agissant comme procureur ducomte, y poursuit Marguerite et demande « sa confiscation» en corps et en bien au profit de monseigneur le comte,» pour avoir fait de faux actes afin de sassurer la possession» de ce fief à la Côte quelle regrettait. »