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Tome second.
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Conrard, adressées au parlement de Dole en i4°7; car,tout en récusant sa compétence, il tenait cependant à sejustifier. Il dit dabord que le comte Louis de Neuchâtelnavait pu faire aucun démembrement du comté, que sesbâtards Jean et Vauthier étaient naturellement inhabiles àposséder, que Vauthier, quoique son vassal, sétait permisde le greuser et quereller sans raison, nayant jamaisvoulu lui remettre les actes originaux qui pouvaient légiti-mer ses droits de propriété sur les seigneuries de Rochefortet des Verrières. Il ajoutait quaprès la mort de sa tante,la comtesse Isabelle, il avait donné à Vauthier la garde dela forteresse de Venues, assise sur les marches du comtéde Montbéliard et dAllemaigne ; que le bâtard lui avaitpromis de ne point labaudonner sans son aveu, et que ce-pendant il déserta bientôt furtivement cette forteresse pourvenir semparer du château de Rochefort. La défense con-tenait de plus les faits suivans. Conrard accouru à la tètedun détachement de gens darmes, avait enfoncé les portesdu château de Rochefort, et après y avoir trouvé Vauthier,lavait fait conduire dans les prisons de Neuchâtel : maisce dernier en avait brisé les portes et violé de la sorte larrêtde son suzerain. Le bâtard se repentant ensuite de ses vio-lences , avait fait supplier le comte de lui pardonner sesméfaits et de lui permettre de reparaître devant lui. Il yconsentit, et Vauthier vint à genoux crier mercy de sesoutrages. Mais le comte ne voulant pas être juge dans sapropre cause, avait fait convoquer la cour des pairs : ce-pendant le bâtard qui avait promis de comparaître par de-vant elle, navait pas tenu parole, et avait été condamnépar contumace à perdre les fiefs quil possédait sous sonobéissance.

Tel est le précis de la justification de Conrard. En laprésentant au parlement de Dole , son procureur déclaraquil récusait sa compétence.