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de Neuchâtel partirent les premières; elles étaient de deuxcents hommes chacune, commandées l’une par AntoineBaillods, l’autre par Jehanneret Purry de Rive. Elles pas-sèrent les Alpes avec un grand nombre d’autres, et joigni-rent le roi Charles VIII qu’elles accompagnèrent à son ex-pédition de Naples . Ces deux compagnies de Neuchâtel setrouvèrent à la fameuse journée de Fornoue. Le chanoineajoutait que le bailli de Dijon avait un tel crédit en Suisse ,qu’il aurait enrôlé toute la nation, s’il l’eût voulu, et que,de bon compte, il passa au moins trente mille Suisses enItalie dans cette occasion. Trois autres enseignes de Neu châtel partirent successivement sous les ordres de RodolpheUsterval, Jacques Tribelé et Biaise Ilory. Cette chroniquecontenait le récit de celte expédition très-connue, et quicoûta la vie à un grand nombre de jeunes gens. Ustervalpérit à Novarre .
Mystères.
Le chapitre de Neuchâtel fit tourner au profit de la dé-votion un spectacle, religieux encore dans le 1 5 e siècle etdurant une partie du 16 e . Il adopta les mystères, et sesmembres y prirent part comme acteurs. Celui qu’il repré-senta avec le plus de pompe, eut lieu en izjgo. Les cha-noines, chapelains et autres personnes jouèrent le mystèrede \apassion de JYotre-Seigneur, dans la grande semaine,et la résurrection après Pâques . Ce spectacle, si imposantpar ses objets et par les acteurs, dura trois jours, et l’af-fluence y fut telle que le magistrat jugea prudent de mettredes gardes aux portes de la ville. En témoignage de sa sa-tisfaction , il donna 3o livres aux acteurs, somme considé-rable pour le temps.
Il existe encore un de ces mystères qu’on représentait lejour de l’épiphanie, et qui paraît dater de la fin du i5 e