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Tome second.
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portes de Bâle , excepté un très-petit nombre, lesquels, di-sait-il, furent punis dans leurs cantons, les uns de mort,les autres par le bannissement, le chanoine ajoutait que descinquante Neuchâtelois , on croyait quil en était revenusept, mais quils nosaient pas se montrer. De ce nombreétait un bourgeois de Neuchâtel . « Et recognu sain de corps» non feri ni mortri a esté le dit Jehan Fevre, moult honni» et déjeté de tous, comme vilain et déléal, debvant bien» plustot aller lui aussi de vie à trépassement que délaisser» les bandières des ligues, ensemble ses braves compai-« gnons et frères occis. »

ANNÉE 1476 .

On a vu dans le premier volume le récit à la fois spiri-tuel , naïf et énergique du chanoine Hugues de Pierre, ausujet de la part que les Neuchâtelois prirent à la guerre desSuisses contre le duc de Bourgogne , Charles le téméraire .La chronique des chanoines contenait aussi des détails in-léressans sur la situation difficile de notre comte, Rodolphede Hocliberg qui, par suite de ses liaisons avec les Suisses ,était devenu suspect au duc de Bourgogne, malgré les soinsinfinis quil mettait à le ménager.

années 1494 et 1495 .

De grandes levées dhommes ont lieu en Suisse pour leservice de la France . Le comte Philippe de Hocliberg sedonna bien du mouvement à cette occasion. Le chanoineAdrian Du Terraux raconte que la fureur de guerroyerpossédait à tel point la jeunesse suisse , que les chefs descantons ne furent occupés quà la retenir. Deux enseignes