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Cependant, soutenue de son attitude guerrière, l’Autriche négociaitenfin pour l’cchange de l’infortunée fille de Marie-Antoinette , détenuedepuis quarante mois dans la tour du Temple. Ce ne fut qu’au sortirde la prison que Madame connut tous ses malheurs, en apprenant lamort du roi, de la reine, du dauphin et de madame Elisabeth. A lahonte du cabinet de Tienne, le directoire prolongea pendant six moiscette négociation, dont le résultat aurait dû être provoqué par l’empe-reur, au moins après la mort de la reine. On attribua la demande derechange cà l’intention que l’Autriche pouvait avoir de marier MadameRoyale à un archiduc, et de faire revivre par cette union les droitsqu’elle croit peut-être avoir encore sur l’Alsace, la Lorraine, la Bour-gogne et la Franche-Comté . Mais, quelque projet qu’eût cette puissance,Madame, aujourd’hui duchesse d’Àngoulème, fut échangée, le 26 dé-cembre, à Richen près Bâle , contre les conventionnels Camus, La-marque, Qui nette, Bancal, et l’ex-ministre de la guerre Bcurnonville,livres aux Autrichiens par Dumouriez . On comprit aussi dans l’échangeles plénipotentiaires Maret, Sémonville, arrêtés en Italie par les Autri-chiens, au mépris du droit des gens, en 1793, quand peut-être ilsétaient chargés par le comité de salut public de traiter avec la reineCaroline de Naples de la délivrance de sa sœur Marie-Antoinette ! Enfin,l’ex-conventionnel Drouet, maître de poste de Sainte-Menehould , quiavait causé l’arrestation de Louis X VI à Yarennes, compléta cet échange,où les différents partis de la révolution se trouvaient représentés. Unarmistice sur le Rhin , conclu le 31 du même mois, parut être la consé-quence de cette négociation, dont la justice honora si tardivement lesdeux gouvernements; mais cet armistice, demandé par le traître Piche-gru, n’eut d’autre objet que de préparer le terrain sur lequel l’armée deCondé, dont il a su établir l’intelligence avec l’armée de Clairfayt et deAVurmser, doit opérer de concert avec lui pour le succès de sa criminellefélonie.
Quant à l’Italie , comme il n’y a point de trahisons à ourdir, il n’y apoint d’armistice. Mais le directoire, avant de donner le signal de laguerre italique, intime, le 1 er mars, à la république de 'Venise , l’ordre delairc partir Louis XVIII de son territoire. 11 ne craint point le voisi-nage de ce prince pour l’armée que Bonaparte doit commander, il veutseulement l’éloiguer du comité royal qui agite la France. Louis XVIII ,indigné de la sen ilité vénitienne qui lui ôte son asile, charge le ministre