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HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1790.à sa poursuite sur la route de Vicence , et passa la nuit à Villa-Nova.
La cavalerie seule eut l’ordre de suivre l’ennemi dans sa fuite. Alvinziréprouva une déroute complète. Il était déjà au delà de Montebello :alors Bonaparte se porta sur Vérone , afin d’aller attaquer dans le /Tyrol le général Davidowitch. Ce général ignorait depuis trois joursce qu’était devenu Alvinzi. Les trois journées d’Arcole, qui fut le pi-vot de tant d’actions sanglantes, coûtèrent à l’armée autrichienne douzemille morts, six mille prisonniers, dix - huit pièces de canon et quatredrapeaux.
Bonaparte ramena l’armée triomphante à Vérone par la porte de Ve-nise . Elle reçut en passant les hommages de l’admiration des habitants,qui, trois jours auparavant, l’avaient vue partir malheureuse et dé-couragée. Augereau attaqua Dolce sur la rive gauche del’Adige, enlevadeux mille cinq cents prisonniers, deux équipages de pont, de l’artil-lerie et des bagages. Quant à Masséna, il fit sa jonction avec Vaubois ,à Castel-Novo, où ce général venait d’être repoussé par Davidowitchle troisième jour du combat d’Arcole. Il y aura dans la vie de Bonaparte plus d’une bataille de trois jours. L’armée va se délasser de tant de vic-toires , pour marcher, deux mois après, à d’incroyables succès qui doi-vent les surpasser encore. Le général en chef est allé reprendre le scep-tre de la poütique dans la capitale de Milan .