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Tome premier.
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CHAPITRE IX.

Du l' r raarsau 18 avril 1797.Armistice de Léoben .

Es moins de douze mois, Bonaparte a réuni à la France une partiedu Piémont, fondé deux républiques en Lombardie, conquis toute l’I-talie depuis le Tyrol jusqu’au Tibre , et assuré tant de gloire par destraités avec les souverains de la Sardaigne, de Gènes, de Parme , de laToscane, de Naples et de Rome . La Corse est rentrée sous notre obéis-sance. L’illustre guerrier et le grand politique marchent ensemble, etne doivent plus se séparer. Toute la France regarde Bonaparte , et neregarde que lui. Le directoire commence à ne se considérer que commeun intermédiaire entre la nation et son héros, il obéit à tous deux éga-lement , lorsqu’il commande au général en chef de l’armée d’Italie depoursuivre ses succès et de menacer la capitale de l’Autriche . Le direc-toire se souvient du projet d’invasion en Allemagne , ainsi que de lacoopération de l’armée du Bhin, que le vainqueur de Millesimo et deMondovi lui avait proposés, du quartier général de Cherasco : il s’ensouvient, et se soumet aux dispositions que cette singulière prévisiondu général victorieux lui a tracées aux portes de l’Italie avant d’y avoirattaqué la maison d’Autriche sur son territoire.

Aussitôt la prise de Mantoue , cette puissance se voit inquiétée dansses états héréditaires, au moment où, par la prise de Kehl , elle espé-rait franchir le Bhin et envahir nos frontières. La dernière ressourceest une cinquième armée à opposer à Bonaparte. Le prince Charles ,illustré par des exploits récents, amène avec lui ses meilleurs soldats