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Tome premier.
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485
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — -1806. 485

trône, l’éclat et la puissance dont sont environnés les souverains, laperpétuité du pouvoir et l’hérédité, sont des institutions faites pour leservice et l’organisation des peuples.... » Le 15, le prince Joseph étaità Naples. Gaëte , où commandait le prince de Hesse, avait refusé la ca-pitulation offerte par le général Reynier. Cette forte place ne se renditque le 18 juillet au maréchal Masséna.

Napoléon ouvrit, le ‘2 mars, avec la plus grande solennité, la sessionlégislative. Son discours renfermait ces traits remarquables :

« Depuis votre dernière session, la plus grande partie de l’Europes’est coalisée avec l’Angleterre. Mes armées n’ont cessé de vaincre quelorsque je leur ai ordonné de ne plus combattre.... La maison de Na-ples a perdu la couronne sans retour. La presqu’île de lTtalie tout en-tière fait partie du grand empire. J’ai garanti, comme chef suprême, lessouverains et les constitutions qui en gouvernent les différentes parties. LaRussie ne doit le retour des débris de son armée qu’au bienfait de lacapitulation que je lui ai accordée. Maître de renverser le trône impé-rial d’Autriche, je l’ai raffermi. La conduite du cabinet de Vienne seratelle que la postérité ne me reprochera pas d’avoir manqué de prévoyance. J’aiajouté une entière confiance aux protestations qui m’ont été faites parson souverain. D’ailleurs les hautes destinées de ma couronne ne dépendentpas des sentiments et des dispositions des cours étrangères. Je désire la paixavec l’Angleterre : de mon côté, je n’en retarderai jamais le moment;je serai toujours prêt à la conclure en prenant pour bases les stipula-tions du traité d’Amiens .... »

Cependant, malgré la paix de Presbourg , le commissaire impérialGhislieri et le général autrichien Rradi livraient, le 4 mars, aux Russesles bouches du Cattaro . Le général fut désavoué par son souverain;mais il résulta de cette étrange conduite la continuation des hostibtésentre la France et la Russie, dans le midi de l’Europe. Les Français gardèrent la ville de Rraunau jusqu’à ce que l’Autriche obtînt de laRussie la remise aux troupes françaises des bouches du Cattaro .

Le 8 mars, M. de Haugwitz signa à Paris le traité qui, en vertu dela convention provisoire de Vienne , en date du 15 décembre dernier,donnait à la Prusse les états de Hanovre . Ce traité sans bonne foi commetous ceux de ce gouvernement, à qui les doubles négociations ne sontpas plus étrangères qu’à l’Autriche , ce traité attira d'abord sur les portsde la Prusse l’embargo britannique; et, la même année, il aboutit à