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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLEON . *808.pour être notre ami et lami des Français , et surtout du grand-duc. Ilv fut, et ordonna quon ny touchât pas.... et lui dit, avec le com-mandement comme sil était roi : Je le pardonne la vie. Le prince de laPaix, malgré ses grandes blessures, le remercia et demanda sil étaitdéjà roi; il lui répondit : Non pas encore, mais cela sera bien vite.... Après,il devait y avoir le 19 , que fut labdication, un tumulte plus fort quele premier contre la vie du roi , mon mari, et la mienne, ce qui nous obligeaà faire cette démarche (labdication).... Mon fils a fait cette conspirationpour détrôner le roi son père. »

Le lendemain, Charles instruisit lEmpereur de son abdication. Lemême jour aussi, le premier acte de la souveraineté de Ferdinand fut unédit qui confisquait, au profit de la couronne , tous les biens du princede la Paix, meubles et immeubles. Il faut le dire, cette satisfactionétait due à la nation espagnole. Ferdinand annonça ensuite quil allaitse rendre à Madrid pour sy faire proclamer. Le duc de lInfantadoreçut, avec le grade de colonel des gardes, la présidence du conseil deCastille. Aussitôt ces différentes résolutions rendues publiques, le peu-ple et les soldats pillèrent, soit à Madrid , soit Aranjucz, le palais duprince de la Paix , de plusieurs de ses parents, des ministres, et enbrillèrent les meubles sur la place publique.

Mais, le 21 , le roi fit un acte de protestation secret sur son abdi-cation de F avant-veille, et se hâta de ladresser à lEmpereur. « .... Jenai déclaré me démettre de ma couronne que lorsque le bruit des armeset des clameurs dune garde insurgée me faisait assez connaître quil

fallait choisir entre la vie et la mort, qui eût été suivie de celle de la reine _»

Ainsi Ferdinand était accusé de parricide par sa mère auprès du grand-duc de Berg, et par son père auprès de lEmpereur. De telles con-fidences , de telles accusations , jugeaient à elles seules la maisondEspagne .

Cependant, daprès ces événements, le grand-duc de Berg, sansprendre les ordres de Napoléon , avait cru devoir quitter Burgos , et,comme sil eût conçu le projet de sasseoir sur un trône qui lui paraissaitvacant, il savança vers Madrid à la tête des corps de Moncey et deDupont. Il avait probablement interprété en sa faveur limpatienceancienne de cette capitale à recevoir Napoléon , dont, à ses yeux, ilétait le précurseur. Cette ambition, mal déguisée, aveugla Murat et eutpour conséquence la faute bientôt irréparable darriver à Madrid la