LIVRE SEIZIÈME.
CHAPITRE PREMIER.
1814 .
Suite de la négociation de Francfort. — Défection du roi de Naples . — Campagne deFrance. — Congrès de Cliâtillon.
L’anSée 1814 commence pour Napoléon sous de sinistres auspices :sur les Lords de la Baltique , les vingt mille braves, reste de la garni-son de Dantzick, sont, au mépris de la capitulation , envoyés dans lesdéserts de la Russie par l’ordre d’Alexandre, au nom duquel le princede Wurtemberg les a déclarés libres de retourner en France ; Genève ,qu’un lâche magistrat vient d’abandonner, a ouvert ses portes que l’onpouvait défendre longtemps contre Bubna ; Lyon , confié au maréchalAugereau , déjà indigne de lui-même, Lyon , qui doit sauver le midide la France , si le duc de Castiglione se souvient de ce qu’il a fait au-trefois et des dernières instructions de Napoléon , menace de tomberaux mains de l’ennemi. Serons-nous plus heureux dans les négociations?La tournure qu’elles prennent ne promet pas une réponse favorable àcette demande.
Le duc de Yicence, muni des pleins pouvoirs de l’Empereur, n’avaitpu être admis auprès de M. de Metternich . Le 18 janvier, il attendaitencore ses passes-ports aux avant-postes français . Napoléon avait lu