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HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1808.par le général en chef que pour assurer davantage la retraite du géné-ral Dupont, dont la division Yedel devait commencer le mouvement.Le 20 juillet, jour de l’entrée de Joseph à Madrid , l’ennemi, fort dequarante mille hommes, présenta la bataille à Dupont, qui ne comptaitque treize mille hommes sous le drapeau. A cette infériorité numériquese joignaient trois fautes du commandant français : il ne conserva pointsa communication avec Madrid ; il se laissa séparer des divisions Gobertet Yedel, qui faisaient les deux tiers de son armée, et enfin il se battitle 19 avec des forces disproportionnées et dans une position désavanta-geuse. Si, comme il le devait, il eût réuni ses troupes le 17, il auraitremporté une victoire complète; mais, au lieu de s’illustrer par unnouveau succès qui achevait sa fortune militaire et arrêtait peut-être pourtoujours l’essor de l’insurrection espagnole, dont les chefs désiraientun gouvernement juste et modéré, il signe la capitulation d’Andujar ,le 22, au moment d’opérer avec le général Yedel une jonction qui met-tait entre deux feux l’armée ennemie. Le général Yedel, attaqué parlesinsurgés, avait enlevé trois pièces de canon, deux drapeaux, fait pri-sonnier le régiment de Jaen , et il n'était séparé du général Dupont quepar le corps qu’il venait de battre. Enfin, malgré la situation où leplaçait si inopinément la capitulation, Yedel imposa encore à l’ennemi,et il effectuait sa retraite sur Madrid , quand, après une grande journée demarche, il lui fut signifié par le chef d’état-major du général Dupont,ainsi qu’au général Gobert, qu’ils étaient, eux et leurs divisions, com-pris dans l’acte déshonorant d’Andujar : exemple inouï pendant toutela guerre d’Espagne , où les armées françaises ont eu des fortunes di-verses, mais où elles n’ont jamais essuyé l’opprobre d’une capitulationen rase campagne ! D’ailleurs, le général Dupont outrepassa les droitsque l’adversité peut donner à un chef. Entouré qu’il était lui et sestroupes, déjà prisonnier de sa propre capitulation, contre laquelle iln’avait pas eu le sentiment d’armer un généreux désespoir, par cela seulil se trouvait déchu de la faculté d’envoyer des ordres à un de ses géné-raux, quand ce général était victorieux et libre à la tête de sa division.L’heure de Dupont était venue de mourir noblement les armes à la mainset d’ajouter le dévouement patriotique aux belles actions de sa vie guer-rière. D’immenses bagages, honteusement qualifiés, avaient retardé,disait-on, la marche du général Dupont sur Baylen, et leur conserva-tion l’avait décidé à capituler.... Napoléon reçut à Bordeaux , le 1 or août,
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