CHAPITRE IV.
1813.
La journée du 15 octobre lut consacrée par les deux armées aux pré-paratifs pour la bataille du lendemain : elle était inévitable ; les vedettesne se trouvaient plus qu’à une portée de fusil. Napoléon et Schvvart-zemberg ne changent rien, le jour suivant, aux dispositions de la veille ;ils ont la même ardeur d’en venir aux mains, quoiqu’il manque auxFrançais le 7 e corps, qui est en marche d’Eilembourg sur Taucha ; etaux alliés, l’armée de Bernadette, celle de Beningscn et celle de Collo-redo, qui n’étaient pas encore arrivées sur le champ de bataille. A neufheures précises , au signal de trois coups de canon tirés à intervalles,trois fortes colonnes des armées de Wittgenstein et de Kleitz débou-chent couvertes par deux cents pièces d’artillerie. La bataille de Wacliaucommence, une canonnade effroyable l’annonce sur les deux lignes.Tous les efforts des alliés se dirigent sur Wacliau et Lieliertwolkwitz ;ces deux villages, six fois attaqués, résistent six fois, défendus qu’ilssont par Victor et par Lauriston, et par la cavalerie de Latour-Mau-bourg, de Sébastiani, de Milhaud. A onze heures, Macdonald a enlevéune batterie ; à midi, le deuxième corps repoussait la sixième attaque.Napoléon juge le moment favorable de forcer le centre ennemi par unmouvement décisif pour la journée ; il fait avancer sa réserve en ligne.Oudinot, Mortier, Victor combinent leurs manœuvres , et rivalisent debravoure et de succès. Drouot protège avec soixante bouches à feu de
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