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Chap. I. ( Parag. 5 et 6: )
autant d’élémens utiles pour juger du véritable sort d’unenation, mais sur lesquels il est raretle trouver des données pré-cises; on ne peut les obtenir que par induction, et à cet égardune des parties les plus originales de ce recueil est sans con-tredit le grand nombre de lettres tant ostensibles que con-fidentielles qu’il renferme; on remarque en général beaucoupplus de liberté et de développement dans la correspondanceque dans les registres. Quant aux requêtes, leur style doitnécessairement se ressentir de la position désavantageuse oùse trouvoient toujours les sujets vis-à-vis de conseils quiétoient à la fois juges et parties, et que l’esprit de corpsrendoit naturellement peu favorables aux réclamations re-latives à leurs arrêtés; cependant diverses requêtes des XVIe.et XVlie. siècles sont remarquables par leur énergie.
6 Lesquatre ci-devant bonnes villes du pays de Vaud , savoirMoudon, Yverdon, Morges et Nyon (8) , ayant joué depuislong-temps le principal rôle dans l’histoire de cette contrée,leurs archives étoient évidemment les plus essentielles àcompulser. Après ce travail aussi pénible qu’assujettissant,le rédacteur p’a pas eu le courage d’étendre ses recherchesdans d’autres villes, où il n’étoit pas probable qu’il pûtdécouvrir des choses à la fois inconnues et importantes sousle'point de vue général.
Pour donner au lecteur la faculté de juger par lui-même,non-seulement on a presque toujours rapporté en entier lespièces pour et contre , mais souvent il en a été inséré plursieurs qui rentrent les unes dans les autres, afin d’établird’autant mieux l’usage ou la possession, et de prévenir lereproche d’avoir fait ressortir des cas particuliers ; à celaprès on'a fréquemment laissé de côté des articles qui ont
(8) Sous la domination de la maison de Savoie , on appeloit bonnesvilles du pays de Vaud , toutes les villes et même les .bourgades aux-quelles le souverain avoit accordé des franchises ; depuis la fin duSeizième siècle , la qualité de bonnes villes fut, au contraire , exclu-sivement attribuée aux villes de Moudon , Yverdon , Morges etJ\ r Yon> Afin d’éviter toute confusion à cet égard dans la présente In-troduction , on y appelle ces dernières les quatre bonnes tulles , eton y désigne par l’épithete générale'de villes, tout ce qui étoit com-pris sous celle de bonnes villes ayant la réformation.