INTRODUCTION.
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temberg dans les deux ou trois étages d’un autre pays que ceuxde ces derniers dans les six du Wurtemberg. Dire d’une ma-nière absolue que le lias se divise en trois étages est aussi peuréfléchi que de dire qu’il se divise en six, en quatre ou bien endeux. Ces diverses coupes peuvent être vraies relativement àtel ou tel pays; aucune ne l’est pour tous. Cependant, commeparmi elles il y en a de beaucoup plus constantes et plus géné-rales que d’autres, ce sont celles qui doivent servir de cadreaux divisions locales d’un ordre inférieur. Il n’y a donc point,en résumé, de distribution générale possible des espèces fos-siles d’une formation par étages; il n’y en a de réelle que pourchaque région naturelle que déterminent seules les études stra-tigraphiques et géographiques combinées.
Remarquons en outre que les principaux termes d’un groupesont, suivant les lieux, indépendants les uns des autres. Ici, lelias le plus inférieur se montrera seul ; plus loin, il sera sur-monté des couches à Gryphées arquées ; ailleurs, on ne trou-vera ni l’un ni l’autre, et l’horizon de Y Ammonites bifrons severra au contact des schistes cristallins du terrain primaire.Or, ces observations, qui démontrent une série inégale de phé-nomènes physiques et organiques dans des localités différentes,ce qui n’implique nullement une interversion dans la succes-sion des êtres organisés ni même le retour de formes semblables,démontrent aussi combien il est peu conforme à la nature deranger les fossiles sous un nombre déterminé de Têtes de cha-pitres auxquelles on assigne des noms de terrains, pris dans unelocalité, et de croire que ceux-ci sont à leur tour réellementcaractérisés par ces fossiles.
Si cette direction, que l’on a essayé d’imprimer à la science,a pu obtenir quelque crédit, c’est à cause de sa commoditéapparente. Toute la géologie sédimentaire se trouvant de cettemanière comprise dans une vingtaine de mots, ainsi que lesfossiles connus ou à découvrir, rien n’était plus séduisant quecette simplicité qui rappelle de loin le système de Linné ,moins son élégance, sa précision et sa pensée philosophique.Si la science en était arrivée là, on pourrait dire que la géologiestratigraphique est finie, qu’elle est arrivée au terme le plusabstrait de ses tendances ; elle serait même la plus avancée detoutes les sciences d’observation, elle la dernière venue, ellequi a besoin sans cesse du secours, de ses aînées ; mais ce n’est