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FORMATION JURASSIQUE DE I.A FRANCE.
nous semblent pas néanmoinsTlevoir l’emporter en France , plus qu’enAngleterre et en Allemagne , sur un usage déjà ancien, que justifientles considérations paléontologiques générales aussi bien que les carac-tères minéralogiques. En outre, l’ordre de haut eu bas, que noussuivons constamment, se trouvant être inverse de celui qu’ontadopté les auteurs de la carte géologique de la France , la marchede leur description se trouve renversée dans notre texte.
Dans le partage qui fut fait de l’étude du sol de la France entreMM. Dufrénoy et Élie de Beaumont , le premier de ces savants futchargé de la portion située à l’ouest et au sud d’une ligne tiréede Honfleur sur Alençon , tournant ensuite au S.-E. vers Avallon et Chalon-sur-Saône , pour suivre au delà le cours de la Saône etdu Rhône jusqu’à la Méditerranée. L’autre portion, située au nordet à l’est de cette ligne, fut assignée à M. Élie de Beaumont. Or,bien que le titre du chapitre IX (1) porte réunis les noms des deuxauteurs sans distinction de région , tandis qu’ils sont séparés dans laplupart des autres chapitres, nous nous conformerons à la divisionprécédenle pour attribuer à chacun d’eux les observations et lesvues qui leur sont propres; nous éviterons ainsi des circonlocutions
» manière dont on les a coloriées était naturellement indiquée par la» configuration extérieure de la contrée, où l’une des lignes les plus» nettement dessinées est celle qui circonscrit les plateaux de cal-» caire à Gryphées en suivant les bases des coteaux couronnés par* l'oolithe. »
On peut faire remarquer qu’à ce point de vue, même dans l’estcomme dans le sud de la France , les contours des escarpements plusou moins abruptes du calcaire oolithique inférieur se dessinent encoreplus nettement au-dessus des marnes sous-jacentes qui forment lestalus que ceux des calcaires du lias par rapport à ces mêmes marnes.Nous sommes d’ailleurs, pour un travail comme le nôtre, confirmédans notre manière de voir par le texte même des deux savantsauteurs. En effet, ils disent (p. 337) : « La plus grande partie de» ces marnes (les marnes supérieures du lias) est rattachée, par la» majorité des géologues, au lias, dont elle est considérée comme le» second étage. Nous admettons complètement ce rapprochement,» mais le rôle important que joue, dans la topographie de ces con-» trées (l’Auxois), la ligne de démarcation du calcaire à Gryphées» arquées et des marnes qui le recouvrent nous a engagés, comme» nous l'avons déjà expliqué ci-dessus (p. 307), à rattacher ces der-» .nières au premier étage oolithique, et c’est ainsi que la carte géo-» logique a été tracée et coloriée. »
(1) Explication, etc., vol. II, p. 100.