Buch 
6 (1856) Formation jurassique [1] / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
Seite
400
JPEG-Download
 

400

NORD DE LA FRANCE .

nombre ou l’importance des filons de quartz. Pour M. Hébert (1),les éruptions ferrugineuses de Thoste auraient eu lieu pendant ledépôt du calcaire, de sorte que les filons ont pu traverser le sol àla fois sur le rivage, et sous les eaux ainsi chargées d’oxyde de ferdont la présence aura détruit les animaux des coquilles qui consti-tuent le fond du dépôt. L’arkose coquillière d’Avallon serait égale-ment contraire à l’intervention directe des eaux thermales dans lasilicification des roches, et la liaison intime qui existe aux Pannatsentre le filon de quartz qu’on y observe, l’argile durcie et injectéede silice, de même que le calcaire silicifié coquillier qui est au-dessus, ne permettrait pas de faire intervenir l’action d’un geyser.Suivant l’auteur, l’apparition des filons de quartz, et par consé-quent la formation de l’arkose coquillière, constituerait une époquedéterminée, celle du dépôt de calcaire à Gryphées arquées. Leséruptions ferrugineuses de Thoste et de Beauregard seraient anté-rieures, ou ne se seraient pas prolongées aussi longtemps, puisquele calcaire à Gryphées arquées n’eu a pas été affecté, mais a étémodifié par l’arrivée de la silice.

Hydrogéologie. Nous ne quitterons pas cette région que traversent de nombreuxaffluents de la Seine , sans mentionner, comme application de lagéologie, les études spéciales qu’a faites ;M. Beigrand pour se rendrecompte de la marche des eaux pluviales relativement à la constitu-tion du sol ou aux divers étages jurassiques que nous avons décrits.Dans un premier mémoire (2), l’auteur a esquissé les caractèresorographiques de ces étages, et il a suivi avec beaucoup de soin lemouvement des eaux atmosphériques dans chacun d’eux, suivantleur nature minéralogique, leur pente et leurs divers accidents. Ila pu en déduire le régime des eaux courantes dans les diversaffluents du bassin supérieur de la Seine , ainsi que des donnéesutiles à l’agriculture. Ce genre de recherches mérite d’autant plusd’être signalé et encouragé qu’il ne peut être entrepris que dans unbut d’utilité pratique, et qu’il exige beaucoup de temps. Le mêmeingénieur a aussi publié une Notice et une Carte agronomique et

(1) 1b p. 738. — Voyez aussi, de Longuemar, Mémoire sur lesaccidents siliceux des roches comprises dans les diverses forma-tions qui séparent le massif granitique du Morvan des couches ter-tiaires, sur les bords de l'Yonne [Bull., 2 e série, vol. I, p. 463,1 844).

(2) Bull., 2 e série, vol. IV, p. 328, 1846. — Annales des pontset chaussées, 1846.