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Tome premier.
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XXVI
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PRÉFACE.

jours elle est libre, et c’est un tribunal au-quel tôt ou tard il faut comparaître, car,pour un souverain, la postérité commencedès que son règne finit. Napoléon le savait,aussi se demandait-il souvent, dans les oc- 'casions importantes, ce que dirait l’histoire.

Il voulait que son nom traversât les âges,et les traversât avec honneur; aussi ne visait-il qu’à de grands résultats : il savait que lebien général ne pouvait s’obtenir qu’achetépar quelques maux particuliers, mais son gé-nie lui avait marqué un but qu’il se sentaitla force d’atteindre. Presque insouciant surce que ses contemporains pouvaient dire etpenser de lui, il en appelait à l’histoire.L’amour de sa renommée est presque laconscience d’un souverain ; Napoléon leposséda au plus haut degré , et, quel-ques années plus tard, isolé sur un rocher,survivant à sa puissance, contemplant deloin ses anciennes grandeurs et méditant surses destinées , il ne voulut s’occuper que du