PRÉFACE.
XXXI
méthode. Souvent, lorsque la conversationtombait sur un point peu éclairé et sur le-quel il entendait prononcer un faux juge-ment , il l’expliquait , puis s’échauffantpeu-à-peu et rassemblant ses souvenirs, ildictait une note. Lorsque quelque caissed’ouvrages arrivait d’Europe , il les dévo-rait avec avidité : les calomnies lui inspi-raient le dégoût, l’ingratitude du mépris,la méchanceté excitait un sourire de dé-dain , mais une erreur l’arrêtait, et sur-le-champ il en dictait la rectification. Si lesujet était important, il le discutait d’abordlégèrement; puis, croisant les bras et sepromenant plus ou moins vite selon qu’ilétait plus ou moins agité, tantôt avec l’airde la colère, tantôt avec l’expression del’indignation , il dictait. Ses généraux écri-vaient, et le lendemain Napoléon, prenantcette première rédaction comme un som-maire, dictait un nouveau chapitre qui pre-
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