Band 
Tome premier.
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i G MÉMOIRES DE NAPOLÉON,

cette place tomberait d’elle-même, parce queles ennemis préféreraient emmener les trente-un vaisseaux de guerre français , mettre le feuaux magasins, détruire l’arsenal, faire sauterles jetées du bassin et évacuer la ville plutôtque d’y abandonner en garnison i5,ooo hom-mes qui, une fois bloqués, seraient obligés decapituler tôt ou tard, et qui alors, pour ob-tenir une capitulation honorable, seraient for-cés de remettre l’escadre, l’arsenal, les ma-gasins, les fortifications intacts; or il étaitfacile de bloquer Toulon par mer, en obligeantl’escadre d’évacuer les grande et petite rades ;il suffirait pour cela de placer deux batteriesde trente pièces de 24 ou de 36, quatre de 16 àboulets rouges et dix mortiers à la Goraer, l’uneà l’extrémité du promontoire de l’Éguillette ,l’autre au promontoire de Balaguier ; ces deuxbatteries ne seraient éloignées que de sept centstoises de la grosse tour, et elles jetteraient desbombes, des obus, des boulets sur toute l’é-tendue de la petite et de la grande rade. Le gé-néral Marescot, alors capitaine du génie, quiarrivait pour commander cette arme, ne par-tageait pas ces espérances; mais il convenait depà-propos de chasser l’escadre anglaise et debloquer Toulon , ce qü’il regardait comme unpréalable indispensable pour pouvoir ensuite