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Tome premier.
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SIÈGE DE TOULON .

conduire les attaques avec la rapidité et la vi-gueur convenables. Mais déjà les ennemisavaient senti l’importance des caps de Bala-guier et de l’Eguillette ; ils travaillaient depuisun mois au fort Murgrave sur la hauteur dupromontoire du Caire ; ils n’avaient rien né-gligé et ne négligeaient rien pour le rendreformidable, les équipages des vaisseaux, toutesles ressources en bois et en ouvriers qu’offraitl’arsenal de Toulon, ils les avaient prodigués etles prodiguaient encore tous les jours : déjà cefort justifiait le surnom qu’ils lui avaient donnéde Petit-Gibraltar .

Le surlendemain de son arrivée à l’armée ,Napoléon avait été à la position du Caire , quel’ennemi n’occupait pas encore, et ayant conçusur-le-champ son projet, il s’était rendu chezle général en chef pour lui offrir de le faireentrer dans Toulon avant huit jours, s’il vou-lait faire occuper en force la position du Caire ,de manière que l’artillerie pût sur-le-champ pla-cer des batteries à l’extrémité des caps de l’Éguil-lette et de Balaguier. Le général Cartaux n’étaitcapable ni de comprendre ni d’exécuter un telplan; il chargea cependant le brave adjudant-général Laborde, depuis général de la gardeimpériale, de s’y porter avec 4oo hommes; maispeu de joursaprès,l’ennemi débarqua l\,ooo hom-

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