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Tome premier.
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MÉMOIRES DE ÎÎAPOI,ÉOIf.

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général en chef, le visage couvert de sang d’unelégère blessure qu’il avait reçue au front, etqui n’était pas encore pansée 7 il lui dit : « Lequi a fait battre la retraite nous faitmanquer Toulon , » Les soldats qui venaient deperdre bon nombre de leurs camarades dans laretraite, témoignèrent leur mécontentement;ils parlaient hautement de se porter à des voiesde fait contre le général en chef. « Quand ces-sera-t-on de nous envoyer des peintres et des mé-decins pour nous commander ? » Huit jours après,Doppet fut envoyé à l’armée des Pyrénées où ilsignala son arrivée en faisant guillotiner grandnombre de généraux.

Il avait amené avec lui de Lyon le vieux gé-néral de division Duteil pour commander l’ar-tillerie du siège; mais Napoléon avait une mis-sion ad hoc du gouvernement ; il fut maintenudans le commandement. Il y avait dans l’artil-lerie deux généraux de ce nom; l’aîné, qui along-temps commandé l’école d’Auxonne , étaitun excellent officier d’artillerie ; son école étaitrenommée. En 1788, il distingua Napoléon alorslieutenant d’artillerie, et pressentit ses talentsmilitaires. Ce général ne partageait pas l’opi-nion nationale : il était déjà fort âgé, mais bonFrançais ; il refusa cependant d’émigrer, etresta à son poste : il commanda l’artillerie au