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Tome premier.
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SIEGE Dli TOULON.

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ciants de Marseille, l’occupation de Toulon parl’armée et la présence des escadres anglaise,espagnole et napolitaine dans la Méditerra-née rendaient leurs efforts infructueux. Cettepartie de la république n’espérait de salut quedans la prompte reddition de Toulon , et ce-pendant depuis quatre mois que ce siège étaitcommencé, on en était, disait-on, à canonnerune redoute de campagne étrangère aux forti-fications de la place; l’ennemi était paisiblepossesseur non-seulement de la ville et desforts, mais de tout l’espace compris entre laville, la montagne du Faron et le fort de Mal-bosquet ; tous les efforts dés assiégeants étaientfaits dans une direction opposée à la ville, cequi excitait une désapprobation générale. Oncroyait que le siège n’était pas encore com-mencé, puisque la tranchée n’était pas encoreouverte contre les forts et les ouvrages de for-tification permanente. Les autorités constituéesqui résidaient à Marseille , ne connaissant lesprojets du siège de Toulon cpie par la communerenommée, alarmées de la disette qui allait encroissant, proposèrent à la convention de le-ver le siège, d’évacuer la Provence et de repas-ser la Durance. «Aujourd’hui, disaient-ils, noussommes maîtres d’opérer la retraite avec ordre;plus tard nous serons obligés de la faire préci-