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de Toulon, méditèrent de passer le Var et d’en-trer en Provence ; il les battit au camp de Gil-lette , ce qui les décida à reprendre leur ligne.Il avait toutes les qualités d’un vieux mili-taire, extrêmement brave de sa personne, ilaimait les braves et en était aimé; il était bon,quoique vif, très actif, juste, avait le coup-d’œilmilitaire, le sang-froid et de l’opiniâtreté dansle combat.
§ "VII.
L’armée de Lyon fut partagée entre les ar-mées des Alpes, des Pyrénées et de Toulon . Cesecours ne fut pas aussi considérable qu’il au-rait pu l’être ; l’armée de siège, après l’avoirreçu, n’était encore que de 3 o,ooo hommessous les armes, de bonnes et mauvaises trou-pes. Le général Ohara, commandant en chefles coalisés, attendait un renfort de 12,000hommes d’infanterie et 2,000 chevaux, il nour-rissait l’espoir de faire lever le siège, de s’em-parer du parc d’Olioules, de tourner l’arméefrançaise d’Italie , de se joindre avec l’arméepiémontaise , et d’établir ses quartiers d’hiversur la Durance en s’emparant de toute la Pro-vence . Cette province manquait de vivres, etquelques tentatives qu’eussent faites les négo-