Band 
Tome premier.
Seite
34
JPEG-Download
 

34 MÉMOIRES DE KAPOlIÎOW.

niais déjà l’artillerie avait fait venir des canon-niers, et tourner les pièces du fort contre l’en-nemi. Au milieu de l’obscurité, de la pluie,d’un vent épouvantable, du désordre descadavres, et des cris des blessés et des mou-rants, on eut beaucoup de peine à organisersix pièces; aussitôt qu’elles commencèrent lefeu, l’ennemi renonça à ses attaques et battiten retraite. Peu de moments après le jour parut»Ces trois heures furent trois heures d’anxiété etd’inquiétude : ce ne fut qu’au jour, et lorsqu’onétait maître du fort depuis long-temps, que lesreprésentants vinrent, le sabre à la main, d’unair décidé et luron, complimenter les soldats.A la pointe du jour, on aperçut des bataillonsanglais en position sur les mamelons qui domi-nent l’Éguillette et Balaguier ; ils étaient à uneportée de canon du Petit-Gibraltar, qui, par saposition sur le sommet du promontoire, les do-mine. L’armée victorieuse passa les deux pre-mières heures du jour à se rallier. Quelquesbatteries de campagne arrivèrent, et à dix heu-res on descendit sur l’ennemi, qui s’embarquaavec précipitation sous la protection de ses bâ-timents de guerre; à midi il était entièrementchassé du promontoire, et les Français enétaient maîtres. ,

Ces deux forts ne sont que des batteries en