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arriva au pied du promontoire; les tirailleurss’engagèrent : l’ennemi avait eu la précautiond’embarrasser les chemins, de manière qu’il eutle temps de faire prendre les armes à son camp,de rentrer dans le fort, et de garnir les para-pets. Il avait plus de tirailleurs qu’on ne l’avaitsupposé; une partie de la colonne françaises’éparpilla pour les repousser : la nuit était fortobscure, une fois le mouvement ralenti, la co-lonne se désorganisa, on arriva cependant aupied du fort, on se logea dans plusieurs flèches :trente ou quarante grenadiers pénétrèrentmeme dans le fort, mais ils furent repousséspar le feu d’un réduit en bois, et obligés d’enressortir. Dugommier, désespéré, se porta à sacolonne de réserve; Napoléon marchait à satête ; il se fit précéder par un bataillon qu’ilconfia au capitaine d’artillerie Muiron , qui con-naissait parfaitement les localités. A trois heuresdu matin, Muiron escalada le fort à une em-brasure, par laquelle entrèrent le général Du-gommier et Napoléon ; Laborde et Guillonentrèrent par un autre côté. Les canonniers sefirent tuer sur leurs pièces; la garnison serallia à sa réserve, sur un mamelon à une por-tée de fusil du fort, elle s’y reforma, et fit troisattaques pour le reprendre. Vers cinq heuresdu matin , elle amena des pièces de campagne;
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