troupes de tenir aux forts de l’Éguillette et deBalaguier, afin que les renforts qu’il allaitenvoyer de la ville pussent débarquer, et lereprendre, la sûreté de son mouillage en dé-pendant. A cet effet il se rendit à Toulon , et de-manda que l’on débarquât 6,000 hommes, pourreprendre ce fort, ou, si l’on ne pouvait le re-prendre , pour se retrancher sur les deux ma--melons au-dessus de Balaguier et de l’Eguil-lette, afin de gagner huit ou dix jours, tempsoù étaient attendus les renforts. Mais lorsqu’onlui fit signal à midi que le pavillon tricoloreflottait sur les batteries, et que les troupes al-liées s’étaient rembarquées, il craignit de setrouver renfermé dans les rades; il ordonna àson escadre de lever l’ancre, d’appareiller, desortir des rades, et de croiser hors de la portéedu canon des côtes. Le conseil de guerre, pen-dant ce temps-là, se réunit; les procès-verbauxsont tombés dans les mains de Dugommier,qui les compara aux procès-verbaux du conseilfrançais , tenu à Olioules le B octobre; il trouvaque Napoléon avait tout prévu; ce vieux etbrave général se plaisait à le raconter. En effet,ces procès-verbaux disaient : « Que le conseil.( avait demandé aux officiers d’artillerie et du« génie, s’il y avait un point de la grande rade« et de la petite rade, où l’escadre pût mouil-
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