38 MÉMOIRES UE NAPOLÉON.
« 1er, sans être exposée aux bombes et boulets« rouges des batteries de l’Éguillette et de Ba-« laguier ; que ces deux corps avaient répondu« que non. Si l’escadre quitte les rades, com-te bien faut-il qu’elle laisse de garnison à Toulon ?« Combien de temps cette garnison pourra-t-elle« se défendre? Réponse: 18,000 hommes, quia pourront se défendre au plus quarante jours,et s’ils ont des vivres. Troisième question : N’est-<f il pas conforme aux intérêts des alliés d’a-« bandonner de suite la ville, en mettant le feu« à tout ce que l’on ne peut pas emporter ?cc Le conseil de guerre opine unanimement àcc l’évacuation : la garnison qu’on laisserait dansc< Toulon serait sans retraite, elle ne pourraitce plus recevoir de secours, elle manquerait decc plusieurs approvisionnement s indispensables;cc d’ailleurs, quinze jours plus tôt ou plus tard,ce elle serait obligée de capituler, et alors for-ce cée de restituer l’arsenal, la flotte et les éta-cc blissements intacts. »
La nouvelle se répandit, dans Toulon , quele conseil de guerre avait décidé l’évacuation ;la surprise et l’alarme furent au dernier point.Les habitants ne s’étaient point aperçus de laprise du Petit-Gibraltar. Ils avaient su qu’il yavait eu une attaque dans la nuit, mais ilsn’y avaient attaché aucune importance ; et au