moment où ils se flattaient d’être délivrés parl’arrivée des secours qui étaient attendus, ilsdevaient songer à quitter leurs maisons et leurpatrie! Le conseil de guerre avait ordonné defaire sauter les forts de Pomets et de la Malgue.Le fort Pomets sauta dans la nuit du 17 au x 8,Les forts de Faron, de Malbosquet, de la Re-doute-Rouge , de la Redoute-Blanche', de Sainte-Catherine , furent évacués dans la même nuit.Le x8 , tous ces forts furent occupés.
Le 17, avant le jour, pendant qu’on atta-quait le Petit-Gibraltar, Lapoype avait gravila montagne du Faron, après un combat assezchaud, et avait bloqué le fort. Laharpe , depuisgénéral de division, tué à l’armée d’Italie, alorscolonel d’Auvergne , se distingua à cette affaire.L’état des choses était si peu connu, que lors-que l’armée apprit que le fort Pomets avaitsauté, le bruit se répandit que c’était par ac-cident que le feu avait pris au magasin à pou-dre. Maîtresse du fort Malbosquet et de tousles forts environnant Toulon , hormis la Mal-gue que l’ennemi occupait encore, l'armées’avança dans la journée du 18 sous les rem-parts; plusieurs mortiers jouèrent tout le jourcontre la ville.
L’escadre anglaise-espagnole était parvenuea sortir, et croisait hors des rades; la mer était