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Tome premier.
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■SII'GE DE TOULON. 4 l

le port était encombré de bagages que les ha-bitants n’avaient pas eu le temps d’embarquer.Il courut un bruit que des mèches étaientplacées pour faire sauter les magasins à poudre :des piquets de canonniers furent envoyés pours’en assurer. Immédiatement après les troupesdestinées à la garde de la ville entrèrent. Le dés-ordre était extrême à l’arsenal de la marine :8 ou 900 galériens travaillaient, avec la plusgrande ardeur, à éteindre le feu. Ces forçatsavaient rendu les plus grands services : ilsavaient imposé à l’officier anglais, Sidney Smith ,charge de brûler les vaisseaux et l’arsenal ; cetofficier s’acquitta fort mal de cette tâche; larépublique lui dut les trésors bien précieuxqu’elle y retrouva. Napoléon s’y rendit avectout ce qu’il y avait de canonniers et d’ou-vriers disponibles; il réussit, après plusieursjours, à éteindre le feu et à conserver l’arsenal.Les pertes que la marine avait faites étaientconsidérables, mais il lui restait encore desressources immenses ; on sauva tous les maga-sins , hormis le magasin-général. Il y avait trente-un vaisseaux de guerre à Toulon , lors de la tra-hison : quatre vaisseaux avaient été employéspour porter 5 ,000 matelots à Brest et à Roche-fort ; les coalisés en brûlèrent neuf en rade ; ilsen laissèrent treize désarmés dans les bassins ;