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Tome premier.
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

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ils en emmenèrent quatre, dont un fut brûlé àLivourne . On avait craint qu’ils ne fissent sau-ter le bassin et plusieurs des jetées; ils n’eneurent pas le temps. Les treize vaisseaux oufrégates qui brûlèrent dans la rade formèrentdes écueils qui la rétrécirent; on essaya, pen-dant huit ou dix ans, divers moyens pour lesretirer; enfin, des plongeurs napolitains sontvenus à bout de tout retirer morceau par mor-ceau , en sciant les carcasses. L’armée fit son en-trée le 19; depuis soixante-douze heures elleétait sous les armes au milieu de la boue et dela pluie; elle se livra, dans la ville, à des désor-dres qui semblaient autorisés par les promessesfaites aux soldats pendant le siège.

Le général en chef rétablit l’ordre en décla-rant que toutes les propriétés de Toulon étaientpropriétés de l’armée ; il fit vider les magasinsparticuliers et les meubles des maisons aban-données , dans des magasins centraux. Depuis,la république se saisit de tout, moyennant uneannée de solde en gratification, qui fut accor-dée à chaque officier ou soldat. L’émigrationde Toulon fut très-considérable ; les A'aisseauxanglais , napolitains et espagnols en étaientencombrés, ce qui les obligea à mouiller dansla rade d’IIières, et à faire camper les réfugiésdans les îles Porquerolles et du Levant. On dit