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Tome premier.
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SléGE DE TOULON. 45

la Montagne , et ordonna que tous les édificespublics fussent démolis, excepté ceux jugésnécessaires pour la marine et le service public.Ce décret extravagant fut mis à exécution,mais avec beaucoup de lenteur; cinq ou sixmaisons seulement furent démolies, et peu detemps après reconstruites. L’escadre anglaiseséjourna un mois ou six semaines dans la raded’Hières; c’était un objet d’inquiétude : onn’avait aucun mortier dans Toulon qui pûtlancer des projectiles au-delà de quinze centstoises, et l’escadre était mouillée à deux millequatre cents du rivage. Si l’on eût eu alors quel-ques mortiers à la Villantroys, et tels qu’ons’en est servi depuis, on l’aurait empêchée demouiller dans la rade. Enfin, après avoir faitsauter les forts de Porquerolles et de Porte-ros, l’ennemi se retira dans la rade de Porto-Ferrajo, où il débarqua une grande partie desémigrés toulonnais .

La nouvelle de la prise de Toulon , au mo-ment où on s’y attendait le moins, fit un effetprodigieux dans toute la France et dans toutel’Europe. Le 2a décembre, la convention or-donna une fête nationale : la prise de Toulon fut le signal des succès qui ont illustré la cam-pagne de 1794. Peu de temps après, l’armée duRhin reprit les lignes de Weissembourg et dé-