5a mémoires du napoléon.
CPii ts à trois mille toises. Depuis que les batte-ries d’Hières ont été ainsi armées, les Anglais n’y sont plus revenus, la même chose a eu lieupour la Spezzia, et sur l’océan pour l’île d’Aix,la Gironde, l’Escaut, et les rades de Brest . Lescanons des vaisseaux tirent sur affûts marins,c’est-à-dire sous l’angle de 2 5°, la bande du vais-seau fait qu’ils tirent souvent sous celui deIl n’est donc pas étonnant que les boulets desvaisseaux arrivent à terre, et que ceux des bat-teries de terre n’arrivent pas à la hauteur desnavires ; on se récrie alors sur la mauvaise qua-lité de la poudre, ce qui donne lieu à des soup-çons de trahison et de négligence. Il est doncbon que dans chaquebatterie il y ait un ou deuxaffûts qui permettent de tirer sous l’angle de43°, quoique ce tir soit incertain et de nul effetdans les cas ordinaires.
Sur les côtes de la Méditerranée il n’y a queneuf bons mouillages pour les vaisseaux de li-gne : i° Le Bouc, qui est défendu par un fort;l’entrée en est très étroite; c’est le port duRhône ; il doit être le chantier de constructionde la Méditerranée ; Toulon et la Spezzia doi-vent en être les ports d’armement.— 2 ° Le mouil-lage de l’Estisat, au fond de la baie de Marseille ,mauvais, que les escadres ne prennent que bienrarement. Deux batteries sont cependant néces-