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Tome premier.
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63
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GUERRE D’iTALIE (1792 — 1 79^* )* 63

ne serait à redouter qu’autant qu’on perdraitdu temps pour frapper des coups décisifs ;car si on a gagné quelques marches surl’ennemi , on est arrivé sur ses flancs , etalors il n’est plus à temps de prendre l’offen-sive; dans la guerre de montagnes, obligerl’ennemi à sortir de ses positions pour atta-quer les vôtres, c’est ce que nous avons ditêtre dans le génie et dans la bonne conduitede cette guerre : en effet, les positions auxcols de Beolet, de Brouis, de Perus, moinsfortes peut-être que celles des Piémontais,l’étaient cependant extrêmement, leur supé-riorité numérique leur eût été inutile, et en-fin , ces positions forcées , l’ennemi qui eûtété arrêté aux positions du col de Braous, deCastiglione, et de Luceram, encore assez for-tes, pouvait prendre le parti d’attaquer les po-sitions du mont Tanardo et du Tanarello aussi-tôt qu’il verrait les Français les occupe^ ; maisces positions étaient bonnes par elles-mêmes,et on rentrait encore dans les mêmes principesde la guerre de montagnes : on obligeait l’en-nemi à attaquer ; d’ailleurs toutes les troupesfrançaises restées au camp de Brouis pou-vaient, en traversant la Roya et le mont Jove,se porter à leur secours ; et enfin l’opéra-tion sur les sources du Tanaro et sur Ormea