était elle-même une seconde diversion quidétournerait l’ennemi de s’engager dans demauvaises affaires de montagnes, très ha-sardeuses -, et le déterminerait à faire repas-ser son armée dans la plaine pour couvrir lacapitale.
Ce plan fut renvoyé à un conseil où se trou-vèrent les deux représentants du peuple, com-missaires à l’armée, le général Dumerbion, legénéral d’artillerie, le général Masséna, le gé-néral Yial, commandant le génie > et le généralde brigade Rusca, officier de troupes légères,né dans ces montagnes, dont il avait une con-naissance spéciale. La réputation dont jouissaitl’auteur lui évita de longues discussions. On sesouvenait de ses prédictions de Toulon ; sonplan fut adopté.
Il y avait une objection politique, il fallaitemprunter le territoire de la république de Gê-nes ; mais les alliés l’avaient eux-mêmes empruntésix mois auparavant, lorsque 2,000 Piémon-tais traversèrent le territoire génois et s’embar-quèrent à Oneille pour Toulon ; ils ne devaientle faire que par de petits détachements désarmés,ils l’avaient fait en masse, armés et tambourbattant; d’ailleurs on se souvenait de la cata-strophe de la Modeste; cette frégate était mouil-lée dans le port de Gênes et amarrée au quai ;