sit: l’armée fut maîtresse de toute la chaîne su*périeure des Alpes maritimes , sa droite placéeen avant d’Ormea communiquait avec le col deTende par le coldeTermini, et, du col de Tende,elle occupait la chaîne des Alpes jusqu’au cold’Argentières, où était le premier poste de l’ar-mée des Alpes. L’exécution de ce plan valut 3ou 4 5 ooo prisonniers, soixante ou soixante-dixpièces de canon, deux places fortes et la pos-session de toutes les hautes Alpes jusqu’auxpremiers mamelons des Apennins . L’armée cou-vrait ainsi plus de la moitié de la rivière du Po-nent, et quoiqu’elle s’étendit de quinze lieuessur sa droite, sa position en était plus forte etexigeait moins de troupes pour la garder. Rienne put plus empêcher le cabotage entre Gênes et la Provence. La perte de l’armée fut légère.La chute de Saorgie» et de toutes ces grandespositions pour lesquelles on avait fait tant deprojets et versé beaucoup de sang, accrut dansl’armée la réputation de Napoléon , et déjà l’opi-nion l’appelait au commandement en chef.
§ III.
L’équipage d’artillerie de montagnes avait étéperfectionné. Le lieutenant-colonel Faultrier,avait soigné les détails ; les pièces de 3 piémon-