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Tome premier.
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GUERRE D’iTALIE (1792-I 795 ). 69

taises, trouvées dans l’arsenal de Nice et dansles places d’Ormea et de Saorgio ou dans lescamps abandonnés par l’ennemi, étaient assezlégères pour pouvoir être portées à dos de mu-lets ; mais ce calibre ne pouvait pas satisfaire àtous les besoins; il avait été construit, dans laguerre de Corse en 1768, des affûts-traîneauxet des leviers porte-corps, qui avaient servi auxtransports des pièces de 4 à la suite des colon-nes; ce moyen fut adopté pour les pièces de 8,de 12 et les obusiers de 6 pouces. On imaginaaussi une forge de montagnes, transportable àdos de mulets. Aux expéditions d’Oneille, d’Or-mea et de Saorgio , un train d’artillerie de vingt-quatre pièces de canon suivit l’armée danstoutes ses opérations dans les montagnes ; ellesfurent fort utiles surtout pour l’effet moralqu’elles produisirent sur les troupes et sur l’en-nemi.

Cependant l’armée piémontaise, campée dansles plaines et sur les mamelons du pied desAlpes , était dans la plus grande abondance ;elle se remettait de ses fatigues et réparait sespertes : elle se renforçait tous les jours par l’ar-rivée de nouveaux bataillons autrichiens, tan-dis que les armées françaises , campées sur lescretes de la chaîne supérieure des Alpes , surune demi-circonférence de soixante lieues d é-