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Tome premier.
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GUERRE D’iTALIE (1792-1790). 8l

tre de la mer, cette opération était hasardeuseentreprise avec 10,000 hommes seulement; maisque sans être maître de la mer, ce serait con-duire ce corps d’armée à une destruction cer-taine ; qu’il fallait donc que l’escadre françaisesortît seule, qu’elle battît l’escadre anglaise, lachassât de la Méditerranée; qu’alors le convoiprendrait la mer ; qu’après avoir débarqué l’ar--mée, l’escadre et le convoi se porteraient devantNaples pour inquiéter cette cour et l’obliger àgarder ses forces à sa propre défense. Le repré-sentant du peuple fut d’autant plus mécontentde la désapprobation formelle que donnait à sesprojets le général d’artillerie, qu’il entraînaitl’avis de tous les officiers généraux. Les marinsdéclarèrent qu’il était dangereux pour le salutde l’escadre que le convoi sortît en pleine mer,tant qu’une flotte ennemie croiserait dans cesparages. Il fut résolu que le contre-amiral Mar-tin sortirait seul pour donner chasse aux An-glais .

Il appareilla le 1 e1 mars ; arrivé près de Saint-Florent, il captura un vaisseau anglais de 74?le Berwick, qui sortait de cette rade. Les esca-dres française et anglaise se signalèrent le 8dans le canal de Livourne ; à l’aspect de l’en-nemi, la résolution de Letourneur faiblit, ilordonna la retraite ; l’armée anglaise donna1. 6