GUERRE D’iTALlE ( I 792 — 85
Chabrillant. Un rassemblement tumultueux eutbeu à l’arsenal et dans les rues; on se portaaux prisons pour égorger ces malheureux. Lesreprésentans se rendirent à l’arsenal ; aprèsavoir harangué dans une salle les officiersde l’administration , ils haranguèrent les ou-vriers dans les chantiers, leur promirent detraduire les émigrés à une commission extra-ordinaire et de les faire juger dans les vingt-quatre heures ; mais ils étaient eux-mêmessuspects, ils n’avaient aucune influence sur l’o-pinion , leurs discours furent mal interprétés.Une voix se fit entendre : yj la lanterne les pro-tecteurs des émigrés. La journée était avancée ,on commençait à allumer les réverbères. Letapage devenait horrible; la foule tumultueuse;la garde accourut et fut repoussée. Dans cettecirconstance, Napoléon reconnut parmi leschefs du tumulte plusieurs canonniers quiavaient servi sous lui au siège de Toulon ; ilmonta sur un chantier, les canonniers firentrespecter leur général et imposèrent silence;il eut le bonheur de faire effet, de calmer lespassions de cette aveugle multitude; les repré-sentans sortirent sains et saufs de l’arsenal;mais le désordre était plus grand encore dansles rues. Aux portes des prisons , la résistancede la garde commençait à mollir; il s’y rendit,