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le peuple fut contenu ; il promit que le lende-main au jour les émigrés seraient traduits etjugés ; il n’eût pas été aisé de persuader ce quicependant était de toute évidence, que cesémigrés n’étaient pas dans le cas de la loi,puisqu’ils n’avaient pas violé leur ban. Dans lanuit, il les fit placer dans des caissons de parcet les fit sortir de la ville comme un convoid’artillerie; un bateau les attendait dans la raded’Hières où ils s’embarquèrent et furent ainsisauvés. La fermentation alla à Toulon en aug-mentant, et enfin le 3o mai on y courut auxarmes; la canaille se déclara en insurrection, ar-rêta ou mit en fuite les représentants qui se trou-vaient dans la ville. Mais ceux-ci prirent le des-sus à Marseille et marchèrent contre Toulon .Les Toulonnais sortirent avec 3,ooo hommes etdeux pièces de canon à leur rencontre. Le com-bat eut lieu sur les hauteurs de Cuges . La vic-toire se déclarait pour les Toulonnais, lorsque legénéral Pacthod arriva avec un corps de troupesde ligne; quelques jours après Toulon fut sou-mis. Lors de cet événement, Napoléon avaitquitté la Provence depuis un mois.
§ VI.
Les comités de gouvernement présentèrentle tableau des officiers-généraux qui devaient