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Tome premier.
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112 MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

cette mesure en alarma plusieurs qui compri-rent alors la grandeur du danger. Enfin, à qua-tre heures un quart des coups de fusil furenttirés de l’hôtel de Noailles, des balles tombèrentsur le perron des Tuileries et blessèrent unefemme qui entrait dans le jardin. Au momentmême, la colonne de Lafond déboucha par lequai Voltaire, marchant sur le pont-royal enbattant la charge; alors les batteries tirèrent;unepiècede 8 au cul-de-sac Dauphin commençale feu et servit de signal. Après plusieurs dé-charges Saint-Roch fut enlevé. La colonne La-fond, prise en tête et en écharpe par l’artillerie,placée sur le quai à la hauteur du guichet duLouvre et à la tête du pont-royal, fut mise endéroute; la rue Saint-Honoré, la rue Saint-Flo-rentin et les lieux adjacents furent balayés. Unecentaine d’hommes essayèrent de résister authéâtre de la République, quelques obus lesdélogèrent; à six heures du soir tout était fini.Si l’on entendit de loin en loin quelques coupsde canon pendant la nuit, ce fut pour empêcherles barricades que quelques habitants avaientcherché à établir avec des tonneaux. Il y eutenviron 200 tués ou blessés du côté des sec-tionnâmes et presque autant du côté des conven-tionnels, la plus grande partie de ceux-ci auxportes de Saint-Roch. Trois représentants, Fré-