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Tome premier.
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I IG MÉJUOIRES DE NAPOLÉON.

tout la discorde, le discrédit des finances et dupapier-monnaie qui mécontentait les troupes àl’extrême; mais plus que tout cela encore, l’hor-rible famine qui, à cette époque, désola la ca-pitale : dix ou douze fois les faibles distributionsjournalières, que le gouvernement faisait, man-quèrent. Il fallait une activité, une dextéritépeu communes pour surmonter tant d’obstacleset maintenir le calme dans la capitale en dépitde circonstances si fâcheuses et si graves. Lasociété du Panthéon donnait chaque jour plusd’inquiétudes au gouvernement; la police n’o-sait aborder cette société de front; le généralen chef fit mettre le scellé sur le lieu où elletenait ses séances; les membres ne bougèrentplus, tant qu’il demeura présent; ce ne futqu’après son départ, qu’ils reparurent sous l’in-fluence de Babœuf, Antonelle et autres, et écla-tèrent au camp de Grenelle. Il eut souvent àharanguer à la halle, dans les rues, aux sec-tions et dans les faubourgs ; et une remarquecurieuse, c’est que de toutes les parties de lacapitale , le faubourg Saint-Antoine est celuiqu’il a toujours trouvé le plus facile à entendreraison et à recevoir des impulsions généreuses.

Ce fut pendant qu’il commandait à Paris , queNapoléon fit la connaissance de madame deBeauharnais. On avait exécuté le désarmement