inents d’orage * et sa voix couvrait alors toutela salle; ses facultés morales ne lui permettaientpas d’aller au-delà de quelques phrases ; la pas-sion avec laquelle il parlait l’aurait fait prendrepour un homme de résolution. En fructidor, ilforma avec Rewbell et la Réveillère la majoritécontre Carnot et Barthélemy. Après cette jour-née , il fut en apparence l’homme le plus consi-dérable du directoire, mais en réalité c’étaitRewbell qui faisait les affaires; il soutint tou-jours, depuis le i3 vendémiaire, en public, lerôle d’un ami chaud de Napoléon , quoiqu’ilsfussent brouillés, Napoléon ayant amèrementcritiqué les mesures qui suivirent le 18 fructi-dor, et spécialement la loi du ig. Il montra dela dextérité au 3o prairial an VII, et ne par-tagea pas la disgrâce de ses collègues.
§ VIII.
La Réveillère-Lépeaux, député de Maine-et-Loire à 1a. convention, fut un des soixante-treizearretés au 3 i mai; bossu, de l’extérieur le plusdésagréable qu’il soit possible, il avait le corpsd’Esope ; il écrivait passablement; son espritétait de peu d’étendue; il n’avait ni l’habitudedes affaires ni la connaissance des hommes; il