TREIZE VENDEMIAIRE. I l Ç)
Fréron, nommé commissaire en Provence , foyerde la guerre civile. De retour à Paris , il se jetadans le parti thermidorien; menacé par Robes-pierre, ainsi que Tallien , ils se réunirent à cequi restait des amis de Danton , et firent la jour-née du 9 thermidor. Au moment de la crise, laconvention le nomma pour marcher à la com-mune qui s’était insurgée pour Robespierre ; ilréussit, cet événement lui donna une grandecélébrité. Les thermidoriens, après la chute deRobespierre, devinrent les hommes de la France .Le 12 vendémiaire, lors de l’arrestation de Me-nou, les comités imaginèrent, pour se défairedes trois commissaires près l’armée de l’inté-rieur, de réunir dans sa personne les pouvoirsdes commissaires et ceux de commandant decette armée. Mais les circonstances étaient tropgraves pour lui ; il n’avait point fait la guerre.Les événements de thermidor et de vendémiairele portèrent au directoire. Il avait peu l’habitudedu travail; cependant il fit mieux que l’on ne s’yétait attendu. On lui reprocha sa dépense, sesliaisons avec des hommes d’affaires, la fortunequ’il fit pendant les quatre ans qu’il fut en place,fortune qu’il ne prenait pas la peine de dissimu-ler, ce qui contribua à la corruption de l’admi-nistration de cette époque. Barras était d’unehaute stature ; il parla quelquefois dans des mo-