I 48 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
environné de montagnes impraticables , commetoutes celles du Bergamasque et du Bres-cian.
Du côté de l’Autriche, l’Italie confine avecle Tyrol, la Carinthie et la Carniole ; cettefrontière est la plus faible, elle est aussi la plusétendue. Du côté du Tyrol est le col du Bren-ner , élevé de sept cent trente toises, cpfi con-duit à Trente . De Trente trois chaussées dé-bouchent en Italie, une sur la Chièse , le lacd’Idro, et arrive sur Brescia ; la place de laBocca-d’Anfo la ferme parfaitement : l’autrelonge la rive gauche de l’Adige , et débouchesur Vérone ; l’Adige sert de ligne contre cedébouché : la troisième suit la Brenta, et dé-bouche à Bassano , sur la rive gauche de laBrenta. Du côté de la Carinthie est le col deTarvis ; enfin, du côté de la Carniole , se trouvela ligne de l’Isonzo .
En 17965 on pouvait de la France traverserles Alpes pour entrer en Italie , i° par la chaus-sée du col de Tende ; on trouvait à son débou-ché, la place forte de Coni ; i° par le col d’Ar-gentières, mais aucun chemin n’était praticablepour l’artillerie ; la position du pas de Suze etle fort Démonté défendaient la vallée de laStura, 3 ° de Grenoble et de Briançon , par leMont-Genèvre ; mais ce chemin était imprati-