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Tome premier.
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158 MÉMOIRES DE NAPOLÉOSf.

est le dépôt naturel du commerce du Levant, del’Allemagne : c’est commercialement parlant lepoint le plus près de Turin, de Milan , plus queGènes même ; la mer la rapproche de tous lespoints des côtes : d’autres sont conduits parl’histoire et d’anciens souvenirs, à Rome ; ilsdisent que Rome est plus,centrale, qu’elle est àportée des trois grandes îles de Sicile, de Sar-daigne et de Corse; quelle est à portée de Na-ples, lapins grande population de l’Italie ; quelleest dans un juste éloignement de tous les pointsde la frontière attaquable : soit que l’ennemi seprésente par la frontière française , la frontièresuisse, ou la frontière autrichienne, Rome està une distance de cent vingt à cent quarantelieues ; que la frontière des Alpes forcée , elleest garantie par la frontière du Pô , et enfin parla frontière des Apennins ; que la France et l’Es-pagne sont de grandes puissances maritimes,quelles n’ont pas leur capitale placée dans unport; que Rome , près des côtes de la Méditer-ranée et de l’Adriatique , est à même de pour-voir rapidement, avec économie, par l’Adriati-que, et partant d’Ancône et de Venise , à l’ap-provisionnement et à la défense de la frontièrede l’Isonzo et de l’Adige; que par le Tibre, Gê-nes et Ville-Franche, elle peut pourvoir auxbesoins de la frontière du Var et des Alpes cot-