DESCRIPTION DE l’iTADIE. l63
en sont sortis et se sont battus avec gloire peud’instants après leur sortie. Une commissiond’ingénieurs des ponts-et-chaussées, présidéepar Proni, avait arrêté un plan, qui moyennantquelques millions et quelques années de tra-vaux , permettait aux vaisseaux de sortir toutarmés sans le secours des chameaux. La Sicile ,Malte, Corfou, l’Istrie, la Dalmatie , et spéciale-ment Raguse , offrent des ports et des refugesaux plus grandes escadres. Les ports de Gênes ,de Castelmare, deBari, d’Ancône , où peuvententrer des vaisseaux du premier rang, seraientquatre ports secondaires, soit pour construire,soit pour armer et réparer ou ravitailler depetites escadres. L’Italie peut lever et avoir pourle service de la marine, même en la prenantdans une époque de décadence, 120,000 mate-lots ; les marins génois, pisans , vénitiens ontété célèbres pendant plusieurs siècles. L’Italie pourrait entretenir trois à quatre cents bâti-ments de guerre, dont 100 à 120 vaisseaux deligne de 74 ; son pavillon lutterait avec avan-tage contre ceux de France, d’Espagne , deConstantinople et des quatre puissances barba-resques.