Band 
Tome premier.
Seite
189
JPEG-Download
 

kaTait.i.t: ot; montkdfDtti-:. i 8c)

tons les hôpitaux de la rivière de Gènes, an seulbruit de la victoire et de l’abondance qui ré-gnait. La misère avait été telle jusque-là dansl’armée française, qu’on oserait à peine la dé-crire; les officiers, depuis plusieurs années, nerecevaient que huit francs par mois de solde,et l’état-major était entièrement à pied. Le ma-réchal Berthier a conservé dans ses papiers unordre du jour d’Albenga, qui accordait une gra-tification de trois louis à chaque général dedivision. Cherasco est à dix lieues de Turin ,quinze d’Alexandrie, dix-huit de Tortone , vingt-cinq de Gênes, vingt de Savone . La cour deSardaigne ne savait plus à quoi se résoudre ;son armée était découragée et en partie dé-truite; l’armée autrichienne n’avait plus d’autrepensée que de couvrir Milan . Les esprits étaientfort agités dans tout le Piémont ; la cour nejouissait nullement de la confiance publique;elle se mit à la discrétion de Napoléon, et solli-cita un armistice ; bien des personnes eussentpréféré que l’armée eût marché sur Turin ; maisTurin était une place forte, il fallait du groscanon pour en enfoncer les portes. Le roi avaitencore un grand nombre de forteresses, et mal-gré les victoires qu’on venait de remporter, lemoindre échec, le plus léger caprice de la for-tune pouvait tout renverser ; les deux armees