campagne sur les remparts. L’avant-garde fran-çaise s’arrêta au village deMolleo, à la nuit close,à une demi-portée de canon de Pizzighittone.Laharpe rétrograda pour se placer en avant deCodogno , couvrant les routes de Pavie et deLodi . On savait, par les prisonniers faits à Fom-bio, que Beaulieu était en marche, pour cam-per avec son armée derrière Fombio. Il se pou-vait donc que quelques-uns de ses corps, igno-rant ce qui s’était passé dans l’après-midi, seportassent sur Codogno , pour y cantonner; lestroupes en furent prévenues. Après avoir or-donné la plus grande surveillance, le général enchef retourna à Plaisance, où était son quartier-général. Pendant la nuit, Masséna passa le Pô,et se plaça en réserve à la tête du pont, poursoutenir Laharpe en cas de besoin. Ce qui avaitété prévu arriva, la marche des troupes depuisTortone à Plaisance, quelque rapide qu’elle eûtété, n’avait pas été assez secrète pour que Beau-lieu n’en eût pas connaissance. Il mit toutes sestroupes en marche pour occuper le pays entrele Tésin et l’Adda, espérant arriver à temps vis-à-vis Plaisance, pour empêcher le passage dufleuve; il savait que les Français n’avaient pointd équipages de pontons. Un des régiments decavalerie qui précédaient la colonne où il était,se présenta aux avant-postes du général Laharpe ,
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